Les vertiges après une commotion : préparer l’évaluation et gérer les tâches quotidiennes
Noter quand les vertiges surviennent et trouver des façons plus sûres de marcher, faire les courses, se déplacer et faire les tâches ménagères
Safety Behind the Wheel Foundationdrivewithcare.org
Dernière révision :
Pour les survivants et leurs familles25 min de lecture
Imaginez une hygiéniste dentaire de 44 ans dont la citadine a été violemment heurtée par un pick-up à une intersection. Six semaines plus tard, la pièce tourne pendant quelques secondes chaque fois qu’elle se retourne dans son lit. Le rayon des céréales lui donne l’impression que le sol penche. Elle a cessé de descendre le linge au sous-sol par l’escalier, et elle ne sait pas comment expliquer tout cela lors de sa prochaine consultation.
Les vertiges après une commotion sont réels, et ils peuvent être difficiles à mettre en mots. Plus vous pouvez préciser quand ils surviennent et ce qui les déclenche, plus il est facile d’en trouver la cause [1].
Ce guide vous donne deux outils : un journal des vertiges et un tableau des tâches quotidiennes pour la marche, les courses, les trajets et le ménage. La page plus courte du site sur les vertiges et l’équilibre après un accident de voiture présente les bases.
À quoi peuvent ressembler les vertiges après une commotion
Le mot vertige est large. Le TBICoE, le Traumatic Brain Injury Center of Excellence, est un centre de santé militaire américain. Sa fiche d’information indique que les vertiges peuvent désigner aussi bien une sensation de malaise qu’une sensation de faiblesse ou d’instabilité [2]. Certaines personnes ont l’impression que la pièce tourne : c’est le vertige rotatoire. D’autres se sentent déséquilibrées, comme si elles allaient basculer [2].
C’est fréquent. Les recommandations du TBICoE pour les cliniciens qui soignent les militaires et les anciens combattants citent des estimations selon lesquelles 24 % à 83 % des personnes ont des vertiges après un traumatisme crânien léger (TCL). Au début, cette part peut atteindre 90 % [1]. Les CDC citent les vertiges et les troubles de l’équilibre parmi les signes physiques de la commotion [5]. Beaucoup de gens ont des vertiges pendant la première ou les deux premières semaines, et ils disparaissent généralement sans traitement [2].
Quand ils persistent, la commotion n’est peut-être pas la seule cause. La fiche cite aussi les maux de tête, les blessures au cou, l’anxiété et les effets secondaires des médicaments, et plusieurs causes peuvent intervenir [2].
Les types courants et leurs indices
Les cliniciens classent les vertiges en partie selon leur schéma. Vont-ils et viennent-ils, ou sont-ils constants ? Quelque chose les déclenche-t-il, ou commencent-ils d’eux-mêmes [1] ? Le tableau présente les types courants après une commotion. Utilisez-le pour décrire ce que vous ressentez, et laissez votre équipe soignante en déterminer la cause.
Comparaison établie par la Safety Behind the Wheel Foundation
Les types de vertiges après une commotion
| Type | Ce que l’on peut ressentir | Indices fréquents |
|---|---|---|
| Vertige positionnel (VPPB) | Brefs épisodes de rotation, parfois avec nausées | Se retourner dans le lit ou lever les yeux ; dure moins d’une minute |
| Trouble de l’équilibre de l’oreille interne | Instabilité, déséquilibre | Pire en tournant la tête ou en marchant |
| Vertiges d’origine cervicale | Épisodes qui durent de quelques minutes à quelques heures | Mouvements du cou ou certaines positions prolongées du cou |
| Sensibilité au mouvement | Nausée ou désorientation | Ascenseurs, escalators, trajets en voiture, foule |
| Tête légère en se levant | Sensation de malaise ou d’étourdissement | Se lever rapidement ; certains médicaments |
| Vertiges liés à la migraine | Épisodes de vertiges accompagnés de maux de tête | Jours de maux de tête ; un mauvais sommeil peut aggraver |
Sources : recommandations du TBICoE [1] ; fiche d’information du TBICoE [2] ; recommandations Living Concussion Guidelines [3]. Seul un clinicien peut confirmer le type.
Les Living Concussion Guidelines, une recommandation canadienne pour adultes, indiquent que le VPPB est la cause d’origine de l’oreille interne la plus fréquente des vertiges après une blessure à la tête [3]. VPPB signifie vertige positionnel paroxystique bénin. Des épisodes de rotation, souvent accompagnés de maux d’estomac, commencent quand vous bougez rapidement, par exemple en vous retournant dans le lit ou en basculant la tête en arrière [3].
L’inquiétude et les vertiges vont souvent de pair. La même recommandation note que les personnes ayant des vertiges souffrent souvent aussi d’anxiété [3]. Parlez des deux à votre équipe soignante.
Tenir un journal des vertiges
La recommandation canadienne préconise de suivre les symptômes avec une échelle d’évaluation standard et de réévaluer les symptômes d’équilibre et de vision lors des consultations de suivi [3].
Visez une à deux semaines de notes avant votre consultation. Notez chaque épisode peu après qu’il se produit, ou demandez à un proche de le noter.
Ce qu’il faut noter
- Quand il a commencé et combien de temps il a duré : quelques secondes, minutes, heures ou toute la journée.
- Ce que vous faisiez : vous retourner, vous lever, tourner la tête, être en voiture, traverser un magasin.
- Ce que vous avez ressenti : rotation, balancement, tête légère, instabilité, nausée, ou impression que vos yeux ne suivent pas.
- Son intensité, de 0 (aucune) à 10 (la pire).
- Ce qui a aidé : s’asseoir, fermer les yeux, se tenir à quelque chose, se reposer.
- Tout autre élément ce jour-là, comme un mal de tête, une mauvaise nuit, un médicament nouveau ou modifié, ou une quasi-chute.
Fiche de travail de la Safety Behind the Wheel Foundation
Mon journal des vertiges
| Date, heure et durée | Ce que je faisais | Ce que j’ai ressenti (de 0 à 10) | Ce qui a aidé ou ce qui s’est passé ensuite |
|---|---|---|---|
| Exemple : mardi 7 h 10, 20 secondes | Je me suis retournée sur le côté droit dans le lit | La pièce tournait, nausée, 7 | Je suis restée immobile ; c’est passé |
| Exemple : samedi 11 h, environ 1 heure | Rayon des céréales dans un magasin bondé | Le sol semblait pencher, nausée, 5 | Partie plus tôt ; repos à la maison |
D’après les questions des recommandations du TBICoE [1] et des Living Concussion Guidelines [3]. Imprimez plusieurs exemplaires et apportez-les à votre consultation.
Les tendances à rechercher
Au bout d’une semaine ou deux, relisez vos notes. Cherchez un même déclencheur qui revient sans cesse. Remarquez si les épisodes se terminent toujours en moins d’une minute, ou s’ils durent des heures. Vérifiez les liens avec les jours de maux de tête ou les mauvaises nuits, car un mauvais sommeil peut aggraver les symptômes d’équilibre [1].
Une brève rotation liée à la position de la tête oriente vers un VPPB. Des épisodes de quelques minutes à quelques heures qui suivent un mouvement du cou orientent vers le cou [1].
Un aperçu rapide de la vie quotidienne
Les cliniciens peuvent utiliser un formulaire appelé Dizziness Handicap Inventory pour évaluer à quel point les vertiges affectent la vie quotidienne [3]. Il comporte 25 questions et date de 1990 [6]. Vous répondez oui, parfois ou non. Certaines questions demandent si un rayon de supermarché ou un trottoir aggrave les choses et si vous voyagez moins. D’autres portent sur des tâches comme balayer ou ranger la vaisselle [6]. Le remplir de nouveau plus tard peut montrer si les choses évoluent.
Se préparer à votre évaluation
La recommandation canadienne fixe un repère d’un mois. Si les symptômes d’équilibre ou de vision vous limitent encore à ce moment-là, elle préconise une orientation vers une personne spécialement formée à ces systèmes [3]. Une recommandation américaine de 2025 pour les adultes suggère d’envisager une orientation vers des soins spécialisés quand les symptômes restent invalidants au-delà de 30 jours. Elle cite la rééducation vestibulaire parmi les options spécialisées [7].
Les soins primaires sont généralement la première étape. À partir de là, la fiche du TBICoE indique que vous pouvez être orienté vers un audiologiste, un ORL, un kinésithérapeute ou un ergothérapeute, ou un neurologue [2]. Les recommandations du TBICoE suggèrent aussi une clinique spécialisée dans le traumatisme crânien, là où elle existe, pour les symptômes qui persistent ou vous limitent fortement [1].
Ce que peut comprendre la consultation
Le clinicien doit d’abord examiner votre cou. Ensuite, un test de positionnement de la tête peut confirmer un VPPB [3]. Beaucoup de cliniciens utilisent un court dépistage des mouvements oculaires et de l’équilibre appelé VOMS, que la recommandation canadienne juge valide et fiable [3]. Votre clinicien peut aussi rechercher une baisse de la tension artérielle quand vous vous levez, car elle peut provoquer une sensation de tête légère [1].
À apporter à votre rendez-vous
Liste de la Safety Behind the Wheel Foundation
- Votre journal des vertiges, avec au moins une semaine de notes.
- Une liste de tous les médicaments et compléments que vous prenez, et la date de leur dernière modification.
- Des notes sur votre cou, comme une douleur, une raideur ou un coup du lapin dû à l’accident.
- Les tâches quotidiennes que vous avez arrêtées ou modifiées à cause des vertiges.
- Les chutes ou quasi-chutes, avec les dates et ce que vous faisiez.
- Les autres symptômes, comme les maux de tête, une vision floue, des bourdonnements d’oreille ou un mauvais sommeil.
- Un proche ou un ami qui a assisté à vos épisodes, si cela aide.
- Vos questions écrites (voir la liste ci-dessous).
Un mot sur les médicaments
Certains médicaments ont pour effet secondaire des vertiges ou une sensation de tête légère, dont certains antidouleurs, des myorelaxants et des médicaments contre l’anxiété [1]. Les recommandations du TBICoE indiquent que votre clinicien doit vous interroger sur les changements récents de médicaments [1]. Des médicaments qui atténuent le système de l’équilibre ont été utilisés autrefois contre les vertiges. La recommandation canadienne indique que les preuves actuelles ne soutiennent pas cette approche [3], et le TBICoE avertit que ces médicaments peuvent aggraver les symptômes de commotion et ralentir le rétablissement [1]. Ne commencez, n’arrêtez et ne modifiez aucun médicament de vous-même. Apportez votre liste et posez la question.
Tâches quotidiennes : des façons plus sûres de marcher, faire les courses, se déplacer et entretenir la maison
Les vertiges surviennent lors de moments ordinaires, de la sortie du lit au fait de se pencher ou de jardiner [6]. Utilisez le tableau pour repérer vos points difficiles et choisir une façon plus sûre de faire chaque tâche.
Le but est de réduire votre risque de chute tout en continuant à faire ce que vous pouvez faire en sécurité. La recommandation canadienne préconise une exposition progressive aux activités qui n’augmentent les symptômes que légèrement, de 2 points au plus sur une échelle de 10 [3].
Comparaison établie par la Safety Behind the Wheel Foundation
Les tâches quotidiennes et des façons plus sûres de les faire
| Tâche | Ce qui peut la rendre plus difficile | Des façons plus sûres d’essayer |
|---|---|---|
| Sortir du lit | Se lever immédiatement | S’asseoir d’abord quelques minutes au bord du lit |
| Marcher la nuit | Pièces et couloirs sombres | Lampe à portée du lit ; veilleuses sur le trajet |
| Escaliers | Regarder vers le bas, porter des charges | Rampes des deux côtés ; rien sur les marches ; éclairage en haut et en bas |
| Bain ou douche | Surfaces mouillées et glissantes | Barres d’appui près de la baignoire et des toilettes ; tapis antidérapant |
| Cuisine | Attraper en hauteur, se pencher bas | Objets du quotidien à hauteur de taille pour ne pas avoir à grimper ; ne jamais monter sur une chaise |
| Tâches ménagères | Se pencher, balayer, se retourner vite | Se tenir à un appui stable pour se pencher ; séances courtes avec des pauses |
| Supermarché | Longs rayons, étagères lumineuses, foule | Heures calmes ; une liste courte ; s’arrêter et se tenir à un appui stable pendant un épisode |
| Escalators et ascenseurs | Un mouvement que vous ne contrôlez pas | Tenir la rampe ; choisir celui qui vous gêne le moins |
| Trajets en voiture | Mouvement et paysage qui défile | S’asseoir à l’avant ; regarder l’horizon ou fermer les yeux |
| Vols en avion | Mouvement, foule, longues journées | S’asseoir au-dessus de l’aile ; prévoir du repos après l’atterrissage |
Sources : fiche d’information du TBICoE [2] ; liste de contrôle des CDC pour prévenir les chutes à domicile [8] ; conseils des CDC sur le mal des transports pour les voyageurs [9] ; recommandations Living Concussion Guidelines [3]. Demandez à votre équipe soignante quels changements vous conviennent.
Marcher et se déplacer dans la maison
La fiche d’information du TBICoE conseille de se tenir à quelque chose quand vous vous penchez ou bougez brusquement [2]. Une liste de contrôle des CDC pour prévenir les chutes à domicile, rédigée pour les personnes âgées, ajoute d’autres mesures. Retirez les tapis mal fixés ou fixez-les avec du ruban adhésif ou une sous-couche antidérapante, et gardez les sols et les escaliers dégagés [8]. Se pencher et tendre le bras sont des déclencheurs fréquents ; placez donc les objets du quotidien sur des étagères à hauteur de taille environ [8].
Les courses
Les magasins sollicitent beaucoup votre système de l’équilibre. La recommandation canadienne avertit que la lumière éblouissante et les environnements visuellement chargés peuvent réveiller les symptômes [3]. Le dépistage du TBICoE demande si les endroits bondés ou les lieux animés vous donnent la nausée ou vous désorientent [1]. Quelques changements peuvent aider :
- Allez-y tôt ou tard, quand les rayons sont plus calmes.
- Rédigez une courte liste dans l’ordre des rayons pour passer moins de temps à parcourir les étagères.
- Si les étagères commencent à tanguer, arrêtez-vous, tenez-vous à quelque chose qui ne roule pas et ne glisse pas, et asseyez-vous si possible.
- Utilisez le retrait en magasin ou la livraison les mauvais jours et gardez les sorties en magasin pour les meilleurs.
- Progressez lentement, d’une courte visite dans un petit magasin vers une visite plus longue, en restant sous la limite de 2 points [3].
Trajets et déplacements
Les trajets en voiture, les ascenseurs et les escalators peuvent réveiller la sensibilité au mouvement, et le dépistage du TBICoE porte sur chacun d’eux [1]. Les conseils des CDC aux voyageurs souffrant du mal des transports suggèrent une place à l’avant en voiture ou en bus et une place au-dessus de l’aile en avion. Fermer les yeux ou regarder l’horizon peut aussi aider [9]. Ces conseils ont été rédigés pour les voyageurs en général.
Pour les longs trajets, prévoyez des pauses et du temps supplémentaire. Faites-vous accompagner les premières fois au cas où un épisode surviendrait.
Laissez quelqu’un d’autre conduire pour l’instant
Ne conduisez pas tant que vous avez des vertiges. La recommandation canadienne conseille aux personnes qui ont encore des symptômes de commotion de ne pas conduire, et cite les vertiges comme un symptôme pouvant affecter la conduite [4]. Elle indique d’attendre que vos symptômes se soient suffisamment calmés pour être en sécurité sur la route [4]. La fiche d’information du TBICoE indique aussi de faire conduire quelqu’un d’autre si les vertiges ou la sensation de tête légère surviennent souvent [2]. Parlez-en d’abord à votre équipe soignante, et vérifiez les règles de votre État (et chaque pays) pour les conducteurs ayant des problèmes de santé. L’article de cette section sur la reprise du volant propose une liste de questions à poser.
Votre plan pour les tâches quotidiennes
Fiche de travail de la Safety Behind the Wheel Foundation
Mon plan pour les tâches quotidiennes
| Tâche | Ce qui se passe quand j’essaie | Façon plus sûre d’essayer cette semaine | Comment cela s’est passé |
|---|---|---|---|
| Marche | |||
| Les courses | |||
| Trajets | |||
| Tâches ménagères | |||
Notez un changement par tâche, essayez-le pendant une semaine, puis apportez la fiche à votre prochain rendez-vous. Construit à partir de la fiche d’information du TBICoE [2] et de la liste de contrôle des CDC [8].
À quoi peut ressembler le traitement
Le traitement dépend de la cause. Une recommandation de 2020 rédigée pour les kinésithérapeutes par des groupes spécialisés de leur association nationale couvre quatre types de problèmes après une commotion. Ils concernent le cou, l’oreille interne et les mouvements des yeux, l’effort et les fonctions automatiques de l’organisme, et le contrôle du mouvement [10]. Une revue de 2022 ajoute que le principal traitement des troubles de l’équilibre et de la vision après une commotion est la thérapie, associée à la recherche d’autres troubles [11].
Pour le VPPB
Le VPPB est souvent traité au cabinet par une série de changements de position de la tête et du corps, appelée manœuvre de repositionnement. La recommandation canadienne lui attribue son plus haut niveau de preuve [3]. Si le VPPB ne disparaît pas après une à trois séances, elle suggère un ORL ou un clinicien certifié en rééducation vestibulaire [3]. La fiche d’information du TBICoE indique de ne pratiquer ces manœuvres que selon les recommandations de votre soignant [2].
Pour les vertiges qui limitent la vie quotidienne
La rééducation vestibulaire utilise des exercices guidés pour rééduquer le système de l’équilibre. La recommandation canadienne la préconise, à son niveau le plus fort, pour les vertiges qui limitent le fonctionnement quotidien [3]. La fiche d’information du TBICoE décrit certains types d’exercices. L’un entraîne vos yeux à rester fixés sur une cible immobile pendant que votre tête bouge. Un autre entraîne lentement votre cerveau à tolérer les signaux contradictoires venant de votre oreille interne [2].
Parlez-en à votre soignant avant de commencer [2]. Les symptômes peuvent augmenter brièvement pendant les exercices. S’ils ne se calment pas en une minute, arrêtez et réessayez le lendemain [2].
Une revue de 2022 a regroupé de petits essais randomisés de cette thérapie après une commotion, chez des personnes de 9 à 67 ans. Les scores au Dizziness Handicap Inventory se sont davantage améliorés avec la thérapie, mais les essais différaient beaucoup, et les auteurs ont appelé à des études plus vastes [12]. Des experts de la commotion dans le sport réunis à Amsterdam en 2022 sont allés plus loin pour les sportifs. Si des vertiges, des douleurs au cou ou des maux de tête sont encore présents après 10 jours, leur consensus recommande une thérapie qui traite ensemble le cou et le système de l’équilibre [13].
Consultez immédiatement les urgences
Certains signes d’alerte après un coup à la tête nécessitent une aide d’urgence. Appelez immédiatement le 911 (le 112 en Europe), ou faites-vous conduire sans attendre aux urgences, si l’un d’eux apparaît [5] :
- Une douleur à la tête qui s’aggrave régulièrement et ne cède pas.
- Une faiblesse, un engourdissement, une diminution de la coordination, des convulsions ou des crises d’épilepsie.
- Des vomissements à répétition.
- Une élocution confuse ou un comportement inhabituel.
- Des pupilles de tailles différentes.
- L’incapacité à reconnaître des personnes ou des lieux connus, ou un comportement confus, agité ou nerveux.
- Une perte de connaissance, ou une somnolence telle que personne ne peut vous réveiller.
Questions à poser à votre équipe soignante
Liste de questions de la Safety Behind the Wheel Foundation
- Quel type de vertiges ai-je selon vous, et qu’est-ce qui l’indique ?
- Mon cou, mes médicaments, ma tension artérielle ou une migraine pourraient-ils jouer un rôle ?
- Devrais-je être testé pour un VPPB, et qui peut faire la manœuvre de repositionnement ?
- Une rééducation vestibulaire m’aiderait-elle, et pouvez-vous m’orienter vers une personne formée ?
- Quelles activités devrais-je continuer, et quel supplément de vertiges est acceptable pendant celles-ci ?
- Quels aménagements de sécurité à la maison ou quelles aides à la marche devrais-je utiliser pour l’instant ?
- Quand pourrai-je reconduire sans danger, et comment le déciderons-nous ?
- Si je ne vais pas mieux dans un mois, quelle est la prochaine étape ?
Questions fréquentes
Est-il normal d’avoir encore des vertiges des semaines après une commotion ?
Les vertiges disparaissent souvent au cours des premières semaines [1, 2]. Chez certaines personnes, ils durent plus longtemps. La recommandation canadienne préconise une orientation vers une personne formée aux troubles de l’équilibre ou de la vision quand les symptômes vous limitent encore après un mois [3].
Puis-je faire des exercices d’équilibre trouvés en ligne ?
Demandez d’abord l’avis de votre soignant. La fiche d’information du TBICoE conseille d’en parler à votre médecin de soins primaires avant de commencer et de ne pratiquer les manœuvres de repositionnement que selon ses recommandations [2]. Les bons exercices dépendent du type de vertiges que vous avez.
L’essentiel
Recommandation de la Safety Behind the Wheel Foundation
Les vertiges après une commotion sont fréquents, et ils s’estompent souvent. Quand ils durent, un journal de ce que vous faisiez, de ce que vous avez ressenti et de la durée peut aider votre équipe soignante à en trouver la cause [1, 3]. Apportez le journal, votre liste de médicaments et votre plan pour les tâches quotidiennes à votre consultation, et demandez si une rééducation vestibulaire correspond à vos besoins.
En attendant, sécurisez votre maison, organisez vos courses et vos trajets en fonction de vos déclencheurs, et laissez quelqu’un d’autre conduire [8, 4]. Vérifiez les règles de conduite de votre État (et chaque pays) et parlez-en avec votre propre équipe soignante avant de modifier vos médicaments, de commencer des exercices ou de reprendre le volant.
Sources et lectures complémentaires
- 1Traumatic Brain Injury Center of Excellence. Assessment and management of dizziness and visual disturbances following concussion/mild traumatic brain injury : guidance for the primary care manager. Révisé en janvier 2026. health.mil/…/Assessment-and-Management-of-Dizziness-and-Visual-Disturbances-Following-Concussion-Mild-Traumatic-Brain-Injury
- 2Traumatic Brain Injury Center of Excellence. Managing dizziness following concussion/mild traumatic brain injury. Fiche d’information. Révisée en janvier 2026. health.mil/…/Head-Injury-and-Dizziness-Fact-Sheet
- 3Living Concussion Guidelines. Section 10 : Vestibular (balance/dizziness) and vision dysfunction. Mis à jour en mai 2023. concussionsontario.org/…/vestibular-balance-dizziness-vision-dysfunction
- 4Living Concussion Guidelines. Section 2 : Initial management. Mis à jour en août 2022. concussionsontario.org/…/initial_management
- 5Centers for Disease Control and Prevention. Symptoms of Mild TBI and Concussion. Mis à jour le 15 septembre 2025. cdc.gov/…/signs-symptoms/index.html
- 6Jacobson GP, Newman CW. The development of the Dizziness Handicap Inventory. Archives of Otolaryngology Head and Neck Surgery, 1990, vol. 116, p. 424-427. Copie du formulaire fournie par l’American Physical Therapy Association. apta.org/…/dizzinesshandicapinventory.pdf
- 7Silverberg ND, Lee K, Mikolić A, et coll. Action Collaborative on Traumatic Brain Injury Care : adapted clinical practice guideline. Annals of Family Medicine, 2025, vol. 23, n° 6, p. 552-569. doi.org/10.1370/afm.250352
- 8Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. Check for safety : a home fall prevention checklist for older adults (STEADI), 2017. cdc.gov/…/steadi_checkforsafety_brochure-print.pdf
- 9Centers for Disease Control and Prevention, Travelers’ Health. Motion sickness. Consulté en octobre 2026. wwwnc.cdc.gov/travel/page/motion-sickness
- 10Quatman-Yates CC, Hunter-Giordano A, Shimamura KK, et coll. Physical therapy evaluation and treatment after concussion/mild traumatic brain injury. Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy, 2020, vol. 50, n° 4, p. CPG1-CPG73. doi.org/10.2519/jospt.2020.0301
- 11Hac NEF, Gold DR. Neuro-visual and vestibular manifestations of concussion and mild TBI. Current Neurology and Neuroscience Reports, 2022, vol. 22, p. 219-228. doi.org/10.1007/s11910-022-01184-9
- 12Galeno E, Pullano E, Mourad F, Galeoto G, Frontani F. Effectiveness of vestibular rehabilitation after concussion : a systematic review of randomised controlled trial. Healthcare (Basel), 2022, vol. 11, n° 1, 90. doi.org/10.3390/healthcare11010090
- 13Patricios JS, Schneider KJ, Dvorak J, et coll. Consensus statement on concussion in sport : the 6th International Conference on Concussion in Sport, Amsterdam, October 2022. British Journal of Sports Medicine, 2023, vol. 57, n° 11, p. 695-711. doi.org/10.1136/bjsports-2023-106898
Cet article s’inscrit dans les priorités de sécurité liées au rétablissement après une commotion et à l’éducation à la sécurité routière. Il fournit des informations générales, et non un avis médical adapté à votre situation. Les causes des vertiges varient ; consultez donc les recommandations officielles et parlez-en avec votre propre équipe soignante avant de commencer des exercices, de modifier vos médicaments ou de reprendre le volant. Révisé en octobre 2026.
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