Reprendre le volant ou la route en passager après un accident de voiture grave
Comment reprendre progressivement la conduite ou les trajets en passager, à un rythme qui vous semble sûr
Safety Behind the Wheel Foundationdrivewithcare.org
Dernière révision :
Pour les survivants et leurs familles9 min de lecture
Vos soins peuvent exiger un trajet en voiture avant que vous ne vous sentiez prêt. Une route que vous connaissez bien peut soudain sembler dangereuse. Un thérapeute spécialiste du traumatisme vous dirait que la peur peut s’apaiser quand vous abordez des trajets sûrs par petites étapes réalisables. Un soignant en rééducation vous demanderait d’abord s’il est médicalement sûr pour vous de conduire maintenant. Les deux points de vue comptent. Personne ne devrait subir de pression pour « simplement reprendre le volant. » [1, 2, 3]
Assurez-vous que votre corps est prêt avant de tester vos nerfs
Avez-vous eu une commotion cérébrale, des vertiges ou des troubles de la vue ? Demandez au soignant qui vous suit quand vous pourrez conduire. Demandez-le aussi si vous avez une fracture, une douleur qui vous empêche de tourner la tête ou le corps, ou toute limite de mouvement. [1, 2]
Passez en revue vos médicaments avec un soignant ou un pharmacien. Les antidouleurs opioïdes, les myorelaxants, les somnifères et certains autres médicaments peuvent ralentir l’attention ou la coordination. Parfois, l’effet dure jusqu’au lendemain. Se sentir calme ne prouve pas que vos réflexes sont revenus à la normale. [1, 2]
Si vous ne pouvez pas encore conduire, prévoyez comment vous rendre à vos soins, au travail et à vos obligations d’aidant . Renseignez-vous sur les trajets avec la famille, l’aide d’un assistant social de la clinique, les prestations d’assurance ou les services de transport locaux. Voyager en tant que passager est une bonne façon de vous rendre à vos rendez-vous pendant votre convalescence. [3]
Identifiez la partie du trajet qui est difficile
La peur peut se fixer sur la place du conducteur ou celle du passager. Elle peut se concentrer sur une intersection précise, les autoroutes, la tombée de la nuit, la pluie ou le bruit des freins. Écrivez une courte liste. Ne considérez pas chaque inquiétude comme irrationnelle. Certaines routes et certaines conditions sont réellement dangereuses. Vous cherchez les situations sans danger que la peur a rendues difficiles à affronter. [3, 4]
Observez ce qui se passe juste avant que vous annuliez un trajet. Avez-vous peur d’un nouvel accident ? Est-ce une poussée de douleur, un vertige ou la crainte de paniquer au volant ? La réponse oriente votre plan. Les symptômes médicaux nécessitent un examen médical. Si des rappels du traumatisme reviennent sans cesse, un thérapeute peut vous aider à y travailler. [1, 4]
Gravissez une échelle de petites étapes sûres
Quand les trajets sont autorisés sur le plan médical, commencez par une étape difficile mais réalisable. Vous pouvez vous asseoir dans une voiture garée ou faire un court trajet avec un conducteur de confiance. Ou vous pouvez conduire sur un court trajet familier, de jour. Répétez cette étape jusqu’à ce qu’elle devienne plus facile ou plus prévisible. [3, 4]
Puis ajoutez un seul changement, comme un trajet plus long. L’ordre des étapes vous est propre. Un thérapeute spécialiste du traumatisme peut vous aider à l’établir. [3, 4]
- Choisissez un moment où vous êtes reposé et où vous n’avez pas besoin de vous dépêcher.
- Partagez l’objectif avec une personne de soutien, par exemple : « Un trajet de dix minutes autour du pâté de maisons, puis retour à la maison. »
- Respectez les règles habituelles de la route. Ne faites pas d’exercices d’ancrage qui détournent vos yeux ou votre attention de la route.
- Ensuite, notez ce que vous avez appris ainsi que le niveau de peur ressenti. Une phrase comme « J’ai remarqué l’alarme, je suis resté conscient de l’endroit où j’étais et je suis arrivé en sécurité » est une information utile.
Si la douleur, la fatigue ou la peur deviennent trop fortes, réduisez l’étape. Réduire une étape est un ajustement. Ce n’est pas le signe d’un échec de votre rétablissement. L’exposition consiste à affronter volontairement une situation redoutée. Ne l’utilisez pas pour tester une situation réellement dangereuse ni pour contourner des limites médicales. [1, 4]
Si la peur surgit en plein trajet
Au volant, vous pouvez sentir que vous n’arrivez plus à garder votre attention sur la circulation. Concentrez-vous sur le fait d’atteindre un endroit sûr pour vous arrêter. Garez-vous quand c’est sans danger. Faites ensuite le point sur l’endroit où vous êtes et décidez si vous pouvez continuer. Si vous ne pouvez pas conduire en sécurité, appelez quelqu’un pour un autre moyen de transport. Ne vous forcez pas à continuer de conduire juste pour prouver quelque chose. [3]
En tant que passager, dites au conducteur ce qui vous aiderait : une pause, un itinéraire plus lent ou un avertissement clair avant les virages. [3]
La confiance peut grandir avant que la peur ne disparaisse
Vous n’avez pas besoin d’être libéré de la peur avant chaque trajet. Le but est de rendre possibles des trajets sûrs pendant que la peur perd peu à peu son emprise. Éviter les rappels peut soulager rapidement. Mais si l’évitement devient votre seule réaction aux rappels, il peut s’étendre. Une pratique progressive dans des situations sûres, avec du soutien, fait partie des traitements du traumatisme qui fonctionnent. [4, 5]
Trouvez un thérapeute formé au traumatisme si la peur vous empêche de faire des trajets nécessaires. Faites de même si la panique rend la conduite dangereuse ou si votre monde ne cesse de rétrécir. Parlez au thérapeute de vos blessures physiques, de vos médicaments et de toute limite de conduite. Un plan qui réunit tout cela est plus sûr et plus efficace que de traiter la peur isolément. [1, 5]
Préparez votre prochain trajet
Recommandation de la Safety Behind the Wheel Foundation
Choisissez un trajet que vous devez faire. Assurez-vous d’être médicalement prêt et organisez un moyen sûr de vous y rendre. Puis choisissez une petite partie de ce trajet pour vous entraîner. C’est suffisant pour aujourd’hui.
Sources et lectures complémentaires
- 1CDC : reprendre les activités après une commotion cérébrale (en anglais)
- 2FDA : médicaments et conduite (en anglais)
- 3VA : faire face aux réactions de stress (en anglais)
- 4VA : l’évitement (en anglais)
- 5VA : thérapie d’exposition prolongée (en anglais)
Cet article fournit des informations générales pour les États-Unis, issues de la thérapie du traumatisme et de la rééducation. Le lire ne vous autorise pas à conduire. Respectez les limites fixées par votre soignant et la loi locale. Si vos symptômes peuvent affecter la sécurité de votre conduite, faites-vous soigner selon votre situation.
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