Suivre les maux de tête et repérer les signes de danger après un accident de voiture
Comment suivre l’évolution des maux de tête et repérer les signes de danger
Safety Behind the Wheel Foundationdrivewithcare.org
Dernière révision :
Pour les survivants et leurs familles8 min de lecture
Un mal de tête après un accident peut perturber votre sommeil, votre lecture, votre travail et votre confiance. Un spécialiste des céphalées ne s’intéresse pas seulement à l’intensité de la douleur. Le moment, l’évolution, les autres symptômes et la prise de médicaments comptent tous. L’accident peut avoir causé une blessure à la tête, une entorse du cou ou plusieurs problèmes à la fois. Un récit clair aide le médecin à choisir une prochaine étape sûre. [1, 2, 3]
Connaissez les signes de danger
Les CDC citent comme signe de danger un mal de tête qui s’aggrave et ne passe pas après une blessure à la tête. D’autres signes nécessitent des soins d’urgence : vomissements répétés, crises d’épilepsie, confusion croissante et comportement inhabituel. Une faiblesse, un engourdissement, une élocution pâteuse et une difficulté à se réveiller sont aussi des urgences. Appelez les secours si l’un de ces signes apparaît. N’attendez pas un rendez-vous prévu pour la commotion cérébrale. [1]
Tenez un court journal des maux de tête
Pendant plusieurs jours, notez quand chaque mal de tête commence et combien de temps il dure. Indiquez où vous avez mal et ce qu’il vous empêche de faire. Notez aussi les nausées, la sensibilité à la lumière ou au bruit, les vertiges, les changements de sommeil, les douleurs au cou et tout médicament pris. Notez si le médicament a aidé et si le mal de tête est revenu. Un tel journal vaut mieux que d’essayer de vous rappeler une note de douleur moyenne lors d’une consultation ultérieure. [2, 3]
Dites à votre médecin si vous prenez souvent des antidouleurs. L’usage répété de certains médicaments contre le mal de tête peut lui-même provoquer davantage de maux de tête. La limite sûre dépend du médicament et de vos antécédents. Demandez avant d’ajouter un produit sans ordonnance, surtout si vous avez d’autres blessures, prenez des anticoagulants ou avez reçu un plan de sortie précis. [4]
Demandez un plan qui va au-delà de l’attente
Demandez quelles caractéristiques correspondent à un mal de tête lié à une commotion cérébrale et lesquelles orientent vers un autre problème. Décrivez tout symptôme au niveau du cou. Demandez quel niveau d’activité vous convient et comment l’augmenter. Si les symptômes persistent ou s’aggravent au lieu de s’améliorer, demandez à être réexaminé. [2, 3]
Les CDC conseillent de consulter un médecin quand les symptômes de commotion cérébrale durent plus de deux à trois semaines, ou quand ils s’aggravent lors de la reprise des activités normales. Certaines personnes ont besoin d’une prise en charge ciblée des céphalées ou d’une rééducation. [2, 3]
Liste de questions de la Safety Behind the Wheel Foundation
- Qu’est-ce qui ferait de ce mal de tête une urgence ?
- À quelle fréquence puis-je prendre mon antidouleur actuel ?
- Quand dois-je revenir si je ne vais pas mieux ?
Protégez votre routine quotidienne
Prévoyez les tâches plus difficiles au moment de la journée où les symptômes sont plus légers. Faites les pauses conseillées par votre médecin. Demandez à votre famille ou à votre travail un changement concret, comme un rendez-vous plus court ou moins de temps d’écran. N’utilisez pas un journal des maux de tête pour vous forcer à prouver que vous êtes malade. Son rôle est de montrer des tendances et d’orienter le traitement. [2, 3]
Commencez aujourd’hui votre suivi des maux de tête
Recommandation de la Safety Behind the Wheel Foundation
Notez le mal de tête d’aujourd’hui, les symptômes qui l’accompagnaient et chaque médicament pris. Si le mal de tête s’aggrave ou s’accompagne d’un signe de danger, consultez en urgence. Sinon, apportez vos notes à votre rendez-vous de suivi. [1, 2]
Sources et lectures complémentaires
- 1CDC : symptômes du traumatisme crânien léger et de la commotion cérébrale (en anglais)
- 2CDC : réagir à une commotion cérébrale (en anglais)
- 3AMF : commotion cérébrale et céphalée post-traumatique (en anglais)
- 4AMF : céphalée par abus médicamenteux (en anglais)
Ceci est une information générale issue de l’expertise en neurologie des céphalées et en prise en charge des commotions cérébrales. Consultez en urgence devant tout signe de danger. Un médecin doit trouver la cause de votre mal de tête et décider comment le traiter.
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