Comment savoir si ma mémoire s’améliore ?

Suivre sa mémoire au quotidien, comprendre les résultats de tests et savoir quand se faire réexaminer

Certains jours, vous vous sentez presque vous-même. Puis vous laissez la plaque de cuisson allumée, oubliez de rappeler quelqu’un comme promis, et vous vous demandez si quoi que ce soit a changé depuis l’accident.

Après une lésion cérébrale, quelle que soit sa gravité, « Est-ce que je vais mieux ? » est l’une des questions les plus difficiles à trancher seul. Vous remarquez chaque oubli. Ce qui s’est bien passé file sans que vous y pensiez.

Il existe des façons plus justes d’en juger. Vous pouvez observer quelques tâches du quotidien, tenir un court journal, lire les résultats de tests avec la prudence qui s’impose et convenir d’objectifs clairs avec votre équipe soignante. Vous pouvez aussi apprendre quels changements doivent vous amener à vous faire réexaminer.

Pourquoi les progrès sont difficiles à voir de l’intérieur

La plupart des gens se remettent bel et bien d’une commotion cérébrale. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la plupart des personnes ayant subi un traumatisme crânio-cérébral (TCC) léger ou une commotion se sentent mieux en deux semaines environ [1]. Les Living Concussion Guidelines, une recommandation canadienne pour adultes tenue à jour au fil des nouvelles études, indiquent que la plupart des patients se rétablissent complètement, y compris sur le plan de la réflexion, en un mois environ [2].

La même recommandation précise qu’un groupe plus restreint, environ 20 à 30_%, présente des symptômes qui durent plus longtemps [2]. Après un TCC modéré ou grave, les troubles de la mémoire sont plus susceptibles de durer et de retentir sur la vie quotidienne [3]. Le délai auquel vous attendre dépend donc de la gravité de votre blessure.

La mémoire se juge à ses ratés

La mémoire travaille en arrière-plan. Quand elle fonctionne, vous ne le remarquez pas. Quand elle flanche, vous le sentez aussitôt. Un seul mauvais moment peut teinter toute une semaine.

D’autres problèmes brouillent aussi le tableau. Les Living Concussion Guidelines indiquent que les troubles de la réflexion qui persistent sont souvent causés ou aggravés par d’autres facteurs, notamment le mauvais sommeil, la fatigue et la douleur [2]. Un jour de fatigue, votre mémoire peut sembler moins bonne même si la guérison sous-jacente a progressé.

Oublier de faire les choses est ce qui compte le plus

Pour beaucoup de personnes, les oublis les plus pénibles consistent à ne pas se souvenir de faire quelque chose plus tard, comme prendre un médicament ou rappeler quelqu’un. Les chercheurs parlent de mémoire prospective, c’est-à-dire le fait de se souvenir d’exécuter un projet à un moment futur [4]. Une revue d’études publiée en 2018 chez des personnes ayant une lésion cérébrale acquise a montré que les troubles de ce type de mémoire sont un signal fort de difficultés dans la vie quotidienne [5]. Les tâches oubliées sont donc un élément utile à suivre.

Les signes du quotidien qui en disent plus qu’un score

La troisième édition, plus ancienne, de la recommandation ontarienne sur les commotions chez l’adulte demande aux cliniciens d’examiner comment les troubles de la réflexion retentissent sur le travail ou les études et sur les tâches à la maison et dans la vie sociale [6]. Vous pouvez adopter le même angle. Choisissez quelques tâches qui comptent pour vous et observez comment elles se passent au fil du temps.

Parmi les repères utiles du quotidien :

  • La fréquence à laquelle vous oubliez un rendez-vous, une facture ou un appel promis.
  • La fréquence à laquelle vos proches vous disent : « Tu me l’as déjà demandé. »
  • Le temps qu’il vous faut pour retrouver vos clés, votre téléphone ou votre portefeuille.
  • Votre capacité à suivre une émission ou une réunion sans perdre le fil.
  • Le nombre de fois où vous devez relire une page ou un e-mail.
  • Le nombre de rappels dont vous avez besoin de la part des autres pour passer la journée.

Un signe de progrès juste consiste donc à oublier moins de choses tout en continuant à utiliser votre système. Beaucoup de personnes sans aucune blessure organisent leur vie à l’aide d’un agenda.

Comparaison établie par la Safety Behind the Wheel Foundation

Façons de mesurer l’évolution de la mémoire après une lésion cérébrale

MesureCe qu’elle peut montrerPoints de vigilance
Journal quotidien des tâches oubliéesLes changements réels dans la vie quotidienneLes semaines chargées ou fatigantes peuvent le fausser
Questionnaire de symptômes, comme celui de RivermeadL’évolution des symptômes au fil des semainesIl reflète votre ressenti
Objectifs fixés avec votre équipe soignanteLes progrès sur ce qui compte pour vousLes objectifs doivent être clairs dès le départ
Tests de réflexion répétésL’évolution de compétences précisesLes scores peuvent monter du seul fait de l’entraînement
Scores de jeux cérébraux ou d’applicationsL’habileté à ce jeuLes gains peuvent ne pas se transférer aux tâches quotidiennes
Observations de la familleCe que les autres remarquent à la maisonPeuvent différer de votre propre point de vue

Sources : recommandation ontarienne sur les commotions, 3e édition [6] ; Living Concussion Guidelines [2] ; étude sur l’échelle d’atteinte des objectifs [8] ; étude sur l’effet d’apprentissage [9] ; recommandation VA/DoD [10] ; essai sur la mémoire prospective [4].

Ce que les résultats de tests et les jeux cérébraux peuvent montrer ou non

Les résultats de tests semblent objectifs, il est donc naturel de s’y fier. Ils ont pourtant des limites qu’il vaut la peine de connaître avant de comparer un résultat à un autre.

L’effet d’apprentissage

Quand vous passez deux fois le même test, vous faites souvent mieux la seconde fois parce que vous savez à quoi vous attendre. C’est ce qu’on appelle l’effet d’apprentissage (ou effet de pratique). Dans une étude, 40 volontaires en bonne santé, en âge d’être étudiants et sans aucune blessure, ont passé trois fois un test informatisé de commotion, à environ une semaine d’intervalle. Ils ont obtenu de meilleurs scores dans 6 domaines sur 9 lors d’une séance ultérieure. L’essentiel du gain est apparu entre le premier et le deuxième essai [9].

Les auteurs ont proposé d’utiliser des indices de changement fiable, une vérification statistique permettant de savoir si un changement dépasse la variation normale d’un test à l’autre [9]. Une étude portant sur 200 jeunes joueurs de hockey âgés de 11 à 18 ans a utilisé une version différente du test à chaque séance pour limiter l’effet d’apprentissage. Elle a aussi montré que les scores des plus jeunes variaient davantage d’un test à l’autre [11]. Les deux études portaient sur des personnes non blessées : elles montrent donc à quel point les scores peuvent varier même sans aucun changement dans le cerveau.

Ce que disent les recommandations sur les tests de routine

Les ministères américains des Anciens combattants et de la Défense ont publié en 2021 une recommandation commune sur le TCC léger, appelée VA/DoD. Elle déconseille d’utiliser les batteries de tests informatisés de commotion de façon systématique pour le diagnostic et la prise en charge. Elle déconseille aussi un bilan neuropsychologique complet, c’est-à-dire une longue série de tests de réflexion réalisés par un psychologue, au cours des 30 premiers jours [10]. Les tests gardent toutefois leur place plus tard. Une évaluation complète peut aider à préciser les options de traitement et à fixer des objectifs [2].

Scores aux jeux cérébraux

Les applications qui suivent votre score peuvent être motivantes. La recommandation VA/DoD déconseille de s’appuyer sur des programmes que l’on utilise seul comme forme de rééducation cognitive [10]. Les recommandations INCOG 2.0, un ensemble international de conseils de 2023 sur la rééducation de la mémoire après un TCC, indiquent que tout entraînement sur ordinateur doit se faire sous la conduite d’un thérapeute [3]. Un meilleur score à un jeu montre que vous êtes devenu meilleur à ce jeu. Savoir s’il vous aide à vous souvenir de vos rendez-vous est une autre question.

Quand les tests et la vie réelle ne concordent pas

Un essai randomisé mené auprès de 45 adultes ayant un TCC modéré à grave a testé un entraînement aux stratégies de mémoire, comme l’utilisation d’un agenda. Les scores à un test de mémoire prospective ont augmenté, tout comme l’utilisation de l’agenda au quotidien. Mais l’évaluation des oublis du quotidien par les proches n’a pas changé de façon significative, ce qui rappelle l’intérêt d’utiliser plus d’une mesure [4].

Comment la fatigue, le sommeil et l’humeur font varier la mémoire

La fatigue est fréquente après une commotion. Selon la section sur la fatigue des Living Concussion Guidelines, 27,8_% des personnes ont encore une fatigue persistante 3 mois après la blessure [12]. La même recommandation précise que la fatigue peut sembler bien plus grande que l’effort qui l’a provoquée, et peut même apparaître sans aucun effort [12].

C’est important pour juger votre mémoire. Un oubli à 16 h après une longue journée de courses peut en dire plus sur votre énergie que sur votre rétablissement. La douleur, le mauvais sommeil et une humeur basse peuvent aussi ralentir la réflexion [2].

Comparer ce qui est comparable

Pour lire honnêtement votre propre tendance, comparez des journées semblables. Évaluez-vous à peu près à la même heure, après un sommeil comparable et lors de semaines similaires. Un lundi matin après une bonne nuit se compare mal à un vendredi soir après une semaine difficile.

La recommandation sur la fatigue suggère de répartir les activités et les pauses sur la journée, et d’utiliser un carnet ou un agenda pour planifier et noter vos activités. Tenir ce genre de relevé peut aussi vous aider à repérer des tendances dans votre fatigue et ce qui l’alimente [12].

Un exemple composite

Imaginez une livreuse de 42 ans, blessée dans une collision par l’arrière, qui a l’impression que sa mémoire « régresse ». Son journal montre que la plupart des tâches oubliées tombent les jours qui suivent une mauvaise nuit ou de longues journées de travail. Les jours où elle est reposée, elle oublie moins de tâches qu’il y a deux mois. Cette tendance mérite d’être partagée avec son équipe soignante, car elle désigne le sommeil et la gestion du rythme comme des axes de travail.

Fixer des objectifs mesurables avec votre équipe soignante

Un objectif clair vous donne une base solide pour mesurer. Les équipes de rééducation peuvent aider à rédiger des objectifs au format SMART, c’est-à-dire spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporellement définis [8]. Les recommandations INCOG 2.0 privilégient des objectifs liés à ce que la personne doit faire au quotidien [3].

L’échelle d’atteinte des objectifs

Une méthode utilisée par certaines équipes de rééducation est l’échelle d’atteinte des objectifs (goal attainment scaling). Vous et votre équipe convenez du résultat attendu à une date donnée, et ce résultat est noté 0. Faire un peu ou beaucoup mieux que prévu donne plus 1 ou plus 2. Faire un peu ou beaucoup moins bien donne moins 1 ou moins 2 [8].

Une étude a suivi 164 adultes dans une unité de rééducation hospitalière au Royaume-Uni après une lésion cérébrale acquise. La plupart avaient eu un AVC. 18_% supplémentaires avaient une lésion traumatique. L’échelle d’objectifs a mis en évidence des progrès qu’une échelle de handicap standard ne détectait pas [8]. L’étude a été menée dans un seul centre : ses résultats ne s’appliquent donc pas forcément partout [8].

À quoi peut ressembler un objectif

Voici un exemple d’objectif, rédigé sous forme d’échelle :

  • Moins 2 : j’oublie trois rendez-vous médicaux ou plus au cours du mois prochain.
  • Moins 1 : j’oublie deux rendez-vous.
  • 0 : je n’oublie pas plus d’un rendez-vous, grâce à l’agenda de mon téléphone.
  • Plus 1 : je n’en oublie aucun. J’enregistre chaque nouveau rendez-vous le jour même.
  • Plus 2 : je n’en oublie aucun. Je rappelle aussi les siens à mon ou ma partenaire.

Un objectif de ce type mesure quelque chose qui compte pour vous. Il compte aussi comme une réussite le recours aux outils, puisque l’agenda du téléphone fait partie du plan.

Une méthode simple pour suivre votre mémoire chaque semaine

Pas besoin d’un système compliqué. Les CDC encouragent les adultes ayant un TCC léger ou une commotion à noter leurs symptômes et à apporter ce relevé à leur médecin [13]. Une courte note quotidienne et un bilan hebdomadaire suffisent pour la plupart des gens.

Cette troisième édition cite le Rivermead Post Concussion Symptoms Questionnaire comme l’un des questionnaires validés pour évaluer et suivre les symptômes [6]. Les Living Concussion Guidelines indiquent que ce type de questionnaire peut servir au suivi dans la durée [2]. Demandez à votre équipe soignante quel questionnaire elle utilise, pour que vos chiffres correspondent aux siens.

Ce qu’il faut noter chaque jour

Limitez-vous à deux minutes. Un carnet, une note sur votre téléphone ou une feuille imprimée conviennent tous.

Liste de la Safety Behind the Wheel Foundation

  • La date, les heures de sommeil et une note de 0 à 10 pour la fatigue.
  • Les tâches que vous comptiez faire et si chacune a été faite.
  • Les oublis, avec l’heure de la journée et le contexte.
  • Les fois où vous avez eu besoin d’un rappel de la part de quelqu’un.
  • La douleur, le stress ou une humeur basse, s’ils ont pesé sur la journée.
  • Une chose qui s’est bien passée.

Faire le point une fois par semaine

À la fin de chaque semaine, comptez les tâches oubliées et les oublis, et notez la moyenne de sommeil et de fatigue. Toutes les quatre semaines, comparez les totaux avec ceux du mois précédent. Utiliser une liste de contrôle pour cocher ce que vous avez fait est une habitude simple que recommande le MSKTC [7]. Apportez un court résumé à vos rendez-vous : quelques lignes sont plus faciles à discuter que des pages de notes.

Quand un changement justifie un nouvel examen

Le rétablissement connaît des hauts et des bas, mais certains changements doivent être vérifiés. Les CDC conseillent aux adultes de prévenir leur médecin s’ils n’ont pas l’impression d’aller mieux ou si leurs symptômes s’aggravent [13]. Certains symptômes peuvent n’apparaître que des heures ou des jours après la blessure [1].

Les Living Concussion Guidelines suggèrent qu’une orientation vers un bilan cognitif spécialisé peut être envisagée lorsque plusieurs conditions sont réunies : des troubles de la réflexion qui limitent la vie quotidienne, d’autres facteurs affectant la réflexion déjà traités au mieux, l’absence d’amélioration continue et des symptômes qui durent depuis plus de 4 semaines [2]. La section sur la fatigue suggère d’envisager une orientation vers l’équipe d’une clinique des commotions si la fatigue dure plus d’un mois [12].

Une recommandation américaine plus récente, de 2025, rédigée pour la prise en charge du TCC chez l’adulte en soins primaires, retient un seuil similaire d’un mois. Pour des problèmes comme les oublis, une mauvaise concentration ou une pensée ralentie qui persistent au-delà d’un mois, elle indique que les cliniciens peuvent proposer un bilan neuropsychologique formel [14].

Il arrive qu’un symptôme apparaisse pour la première fois plus de 30 jours après un TCC léger. Dans ce cas, la recommandation VA/DoD suggère une évaluation centrée sur ce symptôme, qui recherche des causes autres que la lésion cérébrale [10]. Lorsque la mémoire, l’attention ou la planification restent un problème une fois les autres causes prises en charge, la recommandation privilégie un court programme de rééducation cognitive mené par un clinicien [10].

La conduite et les autres tâches à fort enjeu

Si des troubles de la mémoire ou de l’attention retentissent sur votre vie quotidienne, demandez s’ils pourraient affecter votre conduite. Les CDC conseillent de demander à votre médecin à quel moment vous pourrez reprendre sans danger des activités comme la conduite [13]. Votre État ou votre pays peut avoir ses propres règles pour les conducteurs ayant des problèmes de santé, renseignez-vous donc sur ce qu’il exige avant de reprendre le volant.

Consultez immédiatement les urgences

Après un coup à la tête ou au corps, chacun de ces signes de danger signifie que vous devez appeler le 911 (le 112 en Europe) ou vous rendre immédiatement aux urgences [1] :

  • Un mal de tête qui s’aggrave sans cesse et ne passe pas.
  • Une faiblesse, un engourdissement, une perte de coordination, des convulsions ou des crises d’épilepsie.
  • Des vomissements répétés.
  • Une élocution pâteuse ou un comportement inhabituel.
  • Des pupilles inégales, le rond noir au centre d’un œil paraissant plus grand que l’autre.
  • Une confusion, une agitation ou une nervosité, ou le fait de ne plus reconnaître des personnes ou des lieux familiers.
  • Une perte de connaissance, une somnolence inhabituelle ou l’impossibilité d’être réveillé.

Pour un enfant, consultez aussi en urgence s’il ne cesse de pleurer et ne peut pas être consolé, ou s’il refuse de téter ou de manger [1].

Questions à poser à votre équipe soignante

Liste de questions de la Safety Behind the Wheel Foundation

  1. Compte tenu de ma blessure, combien de temps faut-il compter avant que ma mémoire s’améliore ?
  2. Quelles tâches du quotidien dois-je suivre pour savoir si je vais mieux ?
  3. Quel questionnaire de symptômes utilisez-vous, et à quelle fréquence dois-je le remplir ?
  4. Si je repasse un test de réflexion, comment tiendrez-vous compte de l’effet d’apprentissage ?
  5. Mon sommeil, ma douleur, mon humeur ou mes médicaments pourraient-ils aggraver mes troubles de la mémoire ?
  6. Pouvons-nous fixer ensemble un ou deux objectifs et décider de la façon de les noter ?
  7. À partir de quand m’orienteriez-vous vers un bilan neuropsychologique complet ?
  8. Quels symptômes nouveaux ou qui s’aggravent doivent me faire vous appeler immédiatement ?
  9. Ma mémoire ou mon attention sont-elles suffisantes pour conduire, et qui doit le vérifier ?

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il faire un suivi avant de décider si je m’améliore ?

Laissez passer plusieurs semaines pour que les bons et les mauvais jours s’équilibrent. Les Living Concussion Guidelines retiennent 4 semaines comme l’un des moments où un bilan cognitif spécialisé peut être envisagé, si les troubles limitent encore la vie quotidienne et ne s’améliorent pas [2].

Est-ce mauvais signe d’avoir encore besoin de notes et de rappels sur mon téléphone ?

Non. Les recommandations comptent les stratégies de mémoire que l’on applique soi-même, comme les notes et les rappels sur le téléphone, parmi les moyens de gérer les troubles de la réflexion après une commotion [2]. Le MSKTC indique que noter les choses n’affaiblit pas la mémoire et peut même l’aider [7].

Si mon score à un test augmente, ma mémoire est-elle meilleure ?

Peut-être, mais pas forcément. Les personnes en bonne santé obtiennent souvent un meilleur score à un test répété parce qu’il leur est familier : les cliniciens utilisent donc des vérifications statistiques pour juger si un changement est réel [9]. Mettez le score en regard de ce que vous constatez au quotidien.

Dois-je demander à ma famille ce qu’elle remarque ?

Oui. Les proches remarquent souvent des choses qui vous échappent. Les méthodes de fixation d’objectifs associent souvent la personne et sa famille [8]. Leur point de vue peut aussi différer des résultats de tests, comme l’a constaté un essai chez des adultes ayant un TCC modéré à grave [4].

L’essentiel

Recommandation de la Safety Behind the Wheel Foundation

La mesure la plus honnête de la mémoire, c’est la façon dont se passent vos journées. Suivez quelques tâches qui comptent, notez votre sommeil et votre fatigue, et jugez la tendance sur plusieurs semaines. Considérez les scores de tests et de jeux comme un élément du tableau parmi d’autres, et fixez des objectifs clairs avec votre équipe soignante pour que vous sachiez tous deux à quoi ressemble le progrès.

Si les choses ne s’améliorent pas, ou si vous remarquez quelque chose de nouveau ou de pire, prévenez votre équipe soignante. Au moindre signe de danger, appelez le 911 (le 112 en Europe).

Sources et lectures complémentaires

  1. 1Centers for Disease Control and Prevention. Symptoms of mild TBI and concussion. Dernière révision en septembre 2025. cdc.gov/…/index.html
  2. 2Living Concussion Guidelines. Guideline for concussion and prolonged symptoms for adults 18 years of age or older: Cognitive difficulties. Mis à jour en mai 2023. concussionsontario.org/…/cognitive-difficulties
  3. 3Velikonja D, Ponsford J, Janzen S, et al. INCOG 2.0 guidelines for cognitive rehabilitation following traumatic brain injury, part V: memory. Journal of Head Trauma Rehabilitation, 2023, vol. 38, n° 1, p. 83-102. doi.org/10.1097/HTR.0000000000000837
  4. 4Shum D, Fleming J, Gill H, Gullo MJ, Strong J. A randomized controlled trial of prospective memory rehabilitation in adults with traumatic brain injury. J Rehabil Med, 2011, vol. 43, n° 3. doi.org/10.2340/16501977-0647
  5. 5Raskin SA, Williams J, Aiken EM. A review of prospective memory in individuals with acquired brain injury. Prépublication, Trinity College Digital Repository, 2018. core.ac.uk/download/232748304.pdf
  6. 6Concussions Ontario. Guideline for concussion/mTBI and prolonged symptoms, 3rd edition, for adults over 18 years: 9. Cognitive difficulties. Données probantes à jour jusqu’en 2017. concussionsontario.org/…/9._Cognitive_difficulties_.…
  7. 7Hart T, Sander A. Memory and moderate to severe traumatic brain injury. Fiche d’information du Model Systems Knowledge Translation Center. Juin 2016. tbi.washington.edu/…/TBI-Memory_English_2018.pdf
  8. 8Turner-Stokes L, Williams H, Johnson J. Goal attainment scaling: does it provide added value as a person-centred measure for evaluation of outcome in neurorehabilitation following acquired brain injury ? J Rehabil Med, 2009, vol. 41, n° 7, p. 528-535. doi.org/10.2340/16501977-0383
  9. 9Littleton AC, Register-Mihalik JK, Guskiewicz KM. Test-retest reliability of a computerized concussion test: CNS Vital Signs. Sports Health, 2015, vol. 7, n° 5, p. 443-447. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4547115
  10. 10Department of Veterans Affairs, Department of Defense. VA/DoD clinical practice guideline for the management and rehabilitation of post-acute mild traumatic brain injury, version 3.0. 2021. Résumé sur apps.asha.org/…/f28e156a-8117-ee11-8145-005…
  11. 11Womble MN, Reynolds E, Schatz P, Shah KM, Kontos AP. Test-retest reliability of computerized neurocognitive testing in youth ice hockey players. Arch Clin Neuropsychol, 2016, vol. 31, n° 4, p. 305-312. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4876934
  12. 12Living Concussion Guidelines. Guideline for concussion and prolonged symptoms for adults 18 years of age or older: Fatigue. Mis à jour en mai 2023. concussionsontario.org/…/fatigue
  13. 13Centers for Disease Control and Prevention. Mild traumatic brain injury and concussion: information for adults. cdc.gov/…/TBI_Patient_Instructions-a.…
  14. 14Silverberg ND, Lee K, Mikolić A, et al. Action Collaborative on Traumatic Brain Injury Care: adapted clinical practice guideline. Annals of Family Medicine, 2025, vol. 23, n° 6, p. 552-569. doi.org/10.1370/afm.250352

Cet article reflète les priorités de sécurité de l’éducation à la récupération après une lésion cérébrale et à la sécurité routière. Il s’agit d’une information générale, qui ne constitue pas un avis médical pour une personne en particulier. Les recommandations et la recherche évoluent : consultez les sources officielles comme les CDC et parlez de vos symptômes, de votre rétablissement et de votre aptitude à conduire avec votre propre équipe soignante. Révisé en octobre 2026.

Merci à nos contributeurs

Nous remercions les professionnels, les experts et les membres de la communauté qui partagent leurs connaissances et leurs points de vue pour améliorer cette ressource. Vos idées sont toujours les bienvenues et appréciées.

Vous avez une expertise professionnelle, une expérience personnelle ou un point de vue qui pourrait améliorer cette ressource ?

Votre avis nous intéresse. Vos connaissances et votre expérience peuvent nous aider à rendre cette ressource plus utile, plus exacte et plus parlante pour les personnes qui en ont besoin.

    Votre contribution : merci d’avoir pris le temps de partager votre expertise avec nous. Nous apprécions vraiment votre aide pour améliorer cette ressource.

    Si vous pensez qu’un lien, un exemple, une référence, une ressource ou une autre information peut être utile, n’hésitez pas à l’ajouter.

    À propos de vous : aidez les lecteurs à voir l’expertise derrière votre contribution.

    Merci d’utiliser le lien de votre profil personnel. Pour garder une reconnaissance professionnelle, l’ajout de votre profil LinkedIn est laissé à l’appréciation de la fondation. Merci de votre compréhension.
    Comment souhaitez-vous être mentionné ?
    Si ma contribution aide à améliorer cette ressource, vous pouvez me remercier en citant mon nom et ma fonction dans la section Contributeurs de cette page. Mon organisation et mon profil LinkedIn peuvent aussi être mentionnés si j’ai choisi ces options ci-dessus.Vous pouvez utiliser ma contribution pour améliorer cette ressource sans afficher mon nom, ma fonction ni mon organisation.

    Merci de nous aider à rendre cette ressource plus solide et plus utile pour tous.

    Nous examinons les contributions avant toute modification. Une mention ne vaut pas recommandation, par Safety Behind the Wheel Foundation, d’une personne, d’une organisation, d’un produit ou d’un service.

    ⏱️ Impact de nos actions de sensibilisation :
    Personnes touchées 1,110

    Pour aller plus loin

    Centre de ressources pour une conduite sûre

    Guides, autoévaluations et articles pour les conducteurs, les parents de jeunes conducteurs et les familles qui se remettent d’un accident.

    Un ordinateur portable ouvert sur la page du centre de ressources pour une conduite sûre, avec des guides classés par thème.
    Retour en haut